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De l’importance d’avoir un rêve

Est-ce que vous connaissez la bibliothérapie ? C’est la thérapie par les livres, vous allez voir quelqu’un, vous lui dites ce qui ne va pas et il vous conseille un livre. Et bien je pense qu’on pourrait créer la citathérapie – la thérapie par les citations, car c’est bien une citation qui m’a sortie de la panade. Un petit désert que je traversais pendant un mois de novembre plutôt froid. Je me sentais démotivée depuis des semaines quand je suis tombée sur elle, la citation qui est venue tout remuer « Les trois essentiels du bonheur sont quelque chose à faire, quelque chose à aimer et quelque chose à espérer ». Et j’ai tout de suite compris ce qu’il me manquait : quelque chose à espérer. Je n’avais pas de rêves. Rien. Pas de projet qui me remuait les entrailles. J’étais arrivée à un moment très particulier de ma vie, celui où les rêves du passé étaient devenus du concret mais je n’avais pas pris le temps de continuer, de continuer à rêver. Mes journées étaient dédiées à gérer ma vie et j’étais passée par plusieurs stades : premièrement heureuse d’y être arrivée après avoir beaucoup travaillé, puis effrayée à l’idée que tout se que j’avais créé se casse la gueule et enfin, ennuyée. Mais pas du tout motivée pour le bousculer. Parce que c’est ça qui est dur : rêver c’est avoir peur.

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La déception comme style de vie

Brené Brown, chercheuse en psychologie humaine, parle d’un mécanisme de protection qu’elle voit dans la société actuelle et elle cite « la déception comme style de vie ». Je n’ai pas besoin d’aller chercher loin pour voir comment elle s’exprime dans ma vie actuelle. J’ai peur de désirer quelque chose et de ne pas l’avoir. J’ai peur d’avoir des rêves ridicules, j’ai peur des grands changements parce que j’aime mon confort. J’ai arrêté de rêver parce que j’ai peur de vivre tout ce processus d’y croire, de le vouloir, d’espérer, de l’imaginer, et que ça se casse la gueule comme un soufflé. Ou que ça soit nul. Ou que ça ne m’apporte pas l’épanouissement que je recherche. J’ai peur d’être déçue, j’ai peur de devoir faire des sacrifices, de me planter complètement, de tout perdre, alors je coupe court à tout le processus avant même qu’il commence, et je ne formule plus de rêves. Quand je suis arrivée à cette conclusion (après beaucoup de temps à écrire et à creuser) l’univers m’a donné la réponse que je ne savais même pas que je cherchais : tu as besoin d’avoir quelque chose a espérer. Il faut que tu te remettes à avoir des rêves.

C’est quoi, un rêve ?

Un rêve c’est une chose que tu veux accomplir, pas une chose inimaginable, pas une chose que tu as déjà fait dans le passé. Quelque chose, entre les deux. Nouveau, accessible mais qui va nous demander de prendre un risque. Une formation qui nous pousse à apprendre quelque chose de nouveau, une retraite de yoga ou un voyage qui va nous demander d’épargner, de s’organiser, une étape émotionnelle à franchir (être intime avec les autres, laisser quelqu’un rentrer dans ton cœur). Quelque chose qui réveille ton cœur et à la fois te fait un peu peur, parce que tu as vraiment envie que ça fonctionne, mais que ça fait partie du jeu de ne pas savoir si ça va le faire.

Aimer la tension de la vie

Viktor Frankl, dans son livre « Man’s search for meaning » (Les Hommes en quête de sens), partage les leçons spirituelles qu’il a appris dans les camps de concentration pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Selon lui, une composante du bonheur réside dans un certain degré de tension entre ce que nous avons déjà accompli et ce que nous n’avons pas encore réalisé. Ça me rappelle que souvent, nous sommes très durs avec nous-mêmes parce que nous n’avons pas accompli quelque chose de grand ou de satisfaisant. Ou nous parce que nous avons incroyablement la flemme. Nous sommes déprimés ou tout simplement plein de jugements envers nous-mêmes, alors qu’en fait, cette tension est vraiment une bonne chose ! Nous avons besoin d’aimer cette tension, ce décalage entre où nous en sommes aujourd’hui et où nous voulons aller demain. Nous avons besoin d’un projet qui nous demande de faire confiance à nos capacités tout en les testant pour qu’elles continuent à grandir. Nous avons besoin d’avoir quelque chose à espérer pour être complets.

Et apprécier le moment présent dans tout ça ?

Comme le dit Eckart Tolle, l’art de vivre réside dans l’équilibre entre être et devenir. Nous apprécions le moment présent, oui. Nous méditons sur la beauté de ce qui est, oui. Nous disons merci pour nos bénédictions, oui. Mais nous rêvons aussi. Je crois que c’est la plus belle leçon que j’ai retenu de 2016.

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Le rituel des rêves

Le 31 décembre 2016, je me suis assise sur le lit de ma chambre, j’ai fermé la porte pour être tranquille pendant au moins une heure et j’ai suivi ce rituel. Je l’ai appelé le rituel des rêves. Pourquoi je l’ai ritualisé ? Parce que dès que je m’asseyais pour écrire mes rêves, j’avais toujours le même réflexe : je ne sais pas, je n’ai envie de rien de particulier, j’ai la flemme, et enfin la vérité: j’ai peur de désirer et de ne pas l’avoir, alors tant qu’à faire je préfère ne pas avoir de rêve tout court. Une fois cette peur dévoilée au grand jour, c’est incroyable tous les rêves, les élans, qui remontent de notre cœur jusqu’au papier.

Le rituel des rêves

  1. Créer un espace sacré

Sortez quelque chose qui rend ce moment spécial, faites bruler du palo santo, allumez une bougie, entourez-vous d’une pierre ou d’une image qui a une énergie spéciale. Pas de téléphone, et pas d’ordinateur.

  1. Méditer sur l’espace du cœur

Fermez les yeux pendant quelques minutes et posez vos mains sur votre cœur. Là où nous posons notre attention, l’énergie circule. Si vous posez vos mains sur votre cœur et vous vous concentrez dessus, vous allez rapidement sentir une chaleur et petit à petit, une énergie très différente. L’énergie du cœur, l’endroit de toutes les ressources et de tous les rêves. Il est prêt à parler.

  1. Ecrivez sur votre journal

Qu’est-ce que vous avez envie de créer ?  De quoi est-ce que vous voulez vous entourer ? Qu’est-ce que vous voulez laisser partir ? Quelles relations est-ce que vous voulez nourrir ? Qu’est-ce que vous voulez apprendre ? Quelle étape émotionnelle est-ce que vous voulez franchir ? Ecrivez ces questions et répondez à chacune d’entre elles. Surtout ne cherchez pas à écrire quelque chose d’intelligent ! Dites-le simplement.

  1. Trouvez une affirmation qui résume votre désir

Notre désir, c’est rarement « avoir une grosse maison » ou « devenir célèbre ». C’est quelque chose de plus profond, c’est un appel du cœur. Pour vous inspirer dans votre démarche, je vous partage l’affirmation et les rêves que j’ai posé sur mon papier après ce rituel.

2017: Ma place dans ce monde me rend heureuse. J’ai de la valeur. C’est mon affirmation pour l’année, l’énergie que je veux faire exister. Cette année passée, j’ai mis tout mon coeur et mon intelligence dans mes projets, tout en doutant souvent de mon impact sur le monde. L’insatisfaction et les doutes m’ont fait perdre beaucoup d’énergie. 
2017 – je choisis d’apprécier ma valeur, je choisis d’apprécier ma place dans ce monde. Je ne suis pas une petite personne sur la surface de la Terre. Mes actions comptent. Je ne suis pas une mauvaise personne quand je ne suis pas d’accord. Mes intuitions et mes rêves comptent. Cette année est pour regarder avec les yeux de l’amour ce que je fais. Pour être vue comme je suis et arrêter de me prendre la tête sur comment agir avec les autres. Pour m’entourer d’amis avec qui être sincère et grandir. Pour être intime avec les autres. Pour relâcher des rancœurs du passé envers des personnes qui après tout, sont simplement en train d’apprendre à trouver leur voix – comme moi. Pour une relation plus saine avec mon téléphone. Pour apprécier mes parents et les laisser être eux-mêmes. Pour rire davantage! Surtout de moi-même. Pour mon amoureux, pour continuer à lui ouvrir mon coeur. Merci à la vie pour les leçons de l’année passée. Merci pour l’amour. Merci pour l’espoir.

Et pour faire des bébés (peut-être!). Et en bonus, j’ai décidé de me réserver une retraite de yoga pour l’année 2017 (une semaine pour moi!) et de me lancer pour proposer des ateliers de yoga & d’ayurveda dans toute la France ! Quelque chose que j’ai envie de faire depuis des années, mais que je repoussais par flemme (c’est-à-dire par peur).

A vous !

Rêve. Imagine. Croise les doigts pour que ça marche. Donne de l’amour à ton futur. Il en vaut la peine. Et toi aussi.

Rêve. C’est bon pour ton cœur.

 

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25 Réponses à De l’importance d’avoir un rêve

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