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L’alimentation magique

Pour Omraam Mikhaël Aïvanhov, l’alimentation est magique.

Omraam Mikhaël Aïvanhov était un philosophe d’origine bulgare considéré comme un maître spirituel par certains. Il s’intéressa tout particulièrement au Yoga de la Nutrition (Hrani Yoga) qui considère l’alimentation comme un moyen de développer une vie spirituelle ainsi qu’une meilleure santé physique et mentale. Son ouvrage « Hrani Yoga : le sens alchimique et magique de la nutrition » retrace plusieurs idées et pratiques que j’ai eu envie de partager avec vous. A prendre ou à laisser, ces réflexions ont le mérite d’élargir notre perception de l’alimentation et d’y ajouter une dimension magique rarement évoquée.

Un extrait des premières pages de son livre pour vous ouvrir l’appétit:

« Supposez que, à la suite de certaines circonstances, vous avez été privé de nourriture pendant plusieurs jours et que vous soyez tellement affaibli que vous ne puissiez plus marcher ni même faire un seul mouvement : vous êtes plongé dans la torpeur et vous dépérissez au point d’être en danger de mort. Même si vous êtes extrêmement instruit, un savant, même si vous possédez des pouvoirs magiques, ni vos connaissances ni vos pouvoirs ne valent grand-chose comparés à un morceau de pain, à un fruit que quelqu’un vous apporte pour vous ranimer. Cela n’est-il pas merveilleux ? Ne voyez-vous pas que ce pain est un élément magique formidable ? Une seule bouchée a mis en action tant d’usines et de forces, qu’une existence entière ne pourrait suffire à les énumérer toutes.

La nourriture, qui est préparée dans les laboratoires divins avec une sagesse inexprimable, contient des éléments magiques capables de conserver et de rétablir la santé non seulement physique mais psychique. Pour cela il est nécessaire de connaître dans quelles conditions ces éléments peuvent être captés, et que le moyen le plus efficace pour y parvenir est la pensée. Oui, car la pensée de l’Homme est capable de retirer de la nourriture des particules subtiles, lumineuses, qui entrent dans la construction de son être tout entier, et c’est ainsi que peu à peu il se transforme. »

Le livre est une série de conférences retranscrites car l’enseignement d’Omraam Mikhaël Aïvanhov était strictement oral. Voici quelques unes des idées les plus intéressantes :

Le bruit

L’auteur insiste beaucoup sur les conditions dans lesquelles on mange. Bien avant de penser à l’assiette, il faut respecter certaines conditions de calme et de bienveillance au moment de faire à manger et de passer à table.

Les repas devraient être partagés dans le silence selon Omraam Mikhaël Aïvanhov. Un moment de paix et de communion avec les miracles qui se multiplient dans notre assiette : des aliments parfaitement adaptés à nos besoins, offerts par la Terre, colorés, gouteux et remplis d’énergie pour notre âme. Bien sur, manger dans le silence en famille ou entre amis serait difficilement applicable de nos jours où le repas est devenu un moment de partage très sonore :). Par contre, lorsque vous êtes seul, essayez de ne pas manger dans le bruit (une série, la télé, les infos à la radio..). Ce bruit, très rassurant et familier est surtout une grande source de distraction. Sinon vous mangerez plus et mâcherez moins bien ! A appliquer d’autant plus lorsque vous vous êtes donné la peine de préparer un petit plat, avec du temps et de l’ingéniosité. Le passage à l’acte mérite autant d’attention que la préparation : fermez les yeux et sentez vos papilles fondre et exploser.

La façon de manger

Manger de façon « mécanique, inconsciente, en faisant des gestes rapides, saccadés, en avalant plutôt qu’en mastiquant, en agitant dans sa tête et dans son cœur des pensées et des sentiments négatifs » a un impact négatif sur ce que nous mangeons. L’idée est de ne pas ressentir des émotions négatives, conflictuelles, des plaintes ou des critiques alors que nous sommes entrain de nourrir notre corps. Bien sûr, cela s’applique à toute la vie, mais le moment du repas est un moment de dialogue unique avec notre corps. Il faut soigner cette relation et manger le cœur heureux et léger.

Il conseille de respirer profondément avant de commencer à manger : prendre le temps de se poser, de mettre de côté le tourbillon de la vie et de s’apprêter à manger dans la paix. Détail intéressant, il insiste sur la première bouchée qui détermine en quelque sorte le reste de notre repas. Si notre première bouchée est consciente, qu’on mastique savoureusement et lentement, tout le reste se fera harmonieusement. J’ai constaté que ce conseil est très efficace, il suffit d’y penser juste avant et de se recentrer sur notre assiette, et le repas est très souvent étonnamment délicieux et mémorable ;)

Mâcher pour la spiritualité

La bouche n’est pas seulement essentielle pour mastiquer et améliorer notre digestion, elle est également capable « d’absorber les particules éthériques (qui nourrissent les plans subtils immatériels de notre corps) de la nourriture, les énergies les plus fines et les plus puissante ». Ce sont ensuite les matériaux grossiers qui sont envoyés dans l’estomac. Cette expérience est facile à ressentir selon l’auteur qui nous rappelle que lorsque nous sommes fatigués, que nous avons très faim, la première bouchée suffit à nous rétablir et nous redonner des forces. Et pourtant, la nourriture n’a même pas eu le temps d’être digérée. « Comment cela a-t-il pu se faire si vite ? Grâce à la bouche l’organisme a déjà absorbé des énergies extraordinaires. »

Si la mastication est bonne pour le corps physique et la digestion, la respiration est essentielle pour le corps éthérique. Il faut prendre le temps de respirer et d’espacer les coups de fourchette pour retirer le maximum de chaque aliment.

Les pensées

Ici on parlera d’un autre corps subtil, le corps astral, censé se nourrir d’émotions et de sensations, des particules encore plus fines et subtiles que les particules éthériques. Il est conseillé de manger dans la paix, l’amour, en étant reconnaissant pour les aliments dans notre assiette, qui sont la bénédiction qui permet notre vie. En adoptant un comportement calme et heureux, en s’attardant sur nos aliments, on préparerait notre corps astral à en retirer les particules.

« Lorsque le corps astral (des sentiments et des émotions) a reçu sa nourriture pendant le repas, vous éprouvez une sensation de bien être indescriptible, vous vous sentez généreux, bienveillant, indulgent. Si vous devez régler des questions importantes, vous vous montrez large, patient, vous savez faire des concessions. Par contre, si le corps astral n’a pas été nourri, si vous avez mangé en grognant, en critiquant les autres, en vous fâchant, vous vous manifestez ensuite avec aigreur, nervosité et partialité, et si vous avez des problèmes à résoudre, la balance penche toujours du côté négatif ou injuste »

Les aliments

Vous vous en serez doutés, les adeptes de cette philosophie refusent de consommer deux types d’aliments : les aliments intoxiqués et la viande. Les aliments intoxiqués concernent tous les produits traités chimiquement, cela fait donc directement écho au débat actuel sur l’agriculture biologique, l’agriculture conventionnelle et les OGM. Concernant la viande, le végétarisme est très longuement défendu et expliqué. Je vous propose de lire ces extraits choisis pour comprendre la logique derrière le végétarisme prôné par Omraam Mikhaël Aïvanhov. C’est vraiment atypique et intéressant !

« Qu’est en réalité, la nourriture qu’on met dans l’organisme si on la considère d’un autre point de vue? C’est une antenne. Quels qu’ils soient, chaque atome et molécule absorbés nous lient avec certaines longueurs d’onde, avec certaines vibrations et entités. Chaque nourriture est semblable à une antenne qui nous met en relation avec certaines régions de l’univers.
(…)

Étudions la viande. Sa consommation laisse beaucoup de déchets, de poisons, de toxines en nous. Elle nécessite une dépense d’énergie considérable pour absorber le peu de force vitale qu’elle contient.  Les maladies qui surviennent sont dues à ces impuretés qui restent dans les intestins et dans tout l’organisme. La viande ne possède pas de force subtile en elle, contrairement à l’herbe ou aux fruits qui sont exposés aux rayons du soleil. La véritable énergie absorbée, c’est la lumière céleste, condensée dans les fruits et les légumes. Quand nous mangeons de la viande, nous trouvons à peine en elle un peu de cette lumière que les animaux qui mangent l’herbe accumulent.
(…)

D’un autre point de vue, combien réfléchissent à ce que ressentent les animaux lorsqu’on les mène à l’abattoir? Quelle frayeur, quels sentiments négatifs les agitent et les troublent! Ils ne peuvent pas parler, mais tout ce qui se passe en eux agit sur leurs glandes. Ils ont la même structure que l’homme; ils sont sensibles, intelligents, et il se produit toujours un désordre dans le fonctionnement de leur organisme quand ils sentent qu’on va les tuer. Leurs glandes sécrètent des sucs perturbés qui envahissent le sang qui est ainsi empoisonné à son tour. Ces toxines, ce poison, est néfaste et ne peut disparaître par la cuisson ou le lavage de la viande. Si on mange de la viande, elle agit dans l’organisme humain. Les sentiments que l’animal émet au moment de sa mort imprègnent tellement les atomes et les molécules de sa chair que, lorsqu’on mange sa viande, elle influence les corps éthériques, astral (sentiments) et mental (pensées) de l’homme. Ainsi, on devient de plus en plus semblable aux animaux.

(…)

Vous dites qu’il faut manger de la viande pour développer ses muscles et devenir solide. Croyez-vous vraiment qu’on doive dire à la vache de boire du lait pour qu’elle puisse en avoir? Comment la vache prépare-t-elle une nourriture si puissante en ne mangeant que de l’herbe? Comment a-t-elle pu la fabriquer? D’où cela est-il sorti? En utilisant votre logique, il faut dire qu’elle doit boire du lait pour en donner. Mais, la vache possède une autre logique que la vôtre.

Considérez les fruits et les légumes. Quelle beauté est la leur! Regardez par exemple une belle feuille verte de salade, la véritable poésie s’y trouve. Et que dire aussi des fraises, des oranges, des pamplemousses et de tous les autres fruits!

Comment reconnaître la qualité d’une nourriture? Le critère que je vous donne là est parmi les meilleurs; la matière d’une nourriture de bonne qualité résiste longtemps à l’atmosphère; si elle se gâte facilement, sachez qu’elle n’est pas de bonne qualité. Ainsi, prenez de la viande, gardez-la vingt-quatre heures à l’air (les hommes sont malins, ils ont inventés les réfrigérateurs), vous verrez quel aspect elle aura et quels insectes se mettent à y pulluler. La viande se putréfie en dégageant des gaz, ce qui prouve que sa matière n’est pas parfaite. La même chose se produit dans l’estomac.
(…)

Savez-vous qu’on devient plus nerveux, plus irritable, quand on mange de la viande? On ne supporte ni un regard, ni un mot. Cette nervosité, cette irascibilité sont nourries par la viande. C’est la viande qui pousse les hommes à être ainsi. Si vous me dites: «Frère Michaël, observez que les gens qui mangent de la viande supportent mieux certaines difficultés dans la vie; ils sont plus résistants, plus combatifs, plus tenaces, plus actifs.» Oui, c’est vrai. Mais il y a des explications à ce sujet. Si vous faites une comparaison entre carnivores et herbivores, qu’observez-vous? Vous constatez que les carnivores sont beaucoup plus actifs, plus énergiques, qu’ils savent défendre leurs intérêts avec leurs dents, leurs ongles et leurs griffes. Se quereller, discuter, ne les fatigue pas énormément. En revanche, les herbivores ont besoin de paix, d’harmonie, de douceur et ils étouffent au milieu du désordre et de la discorde. Là où les carnivores sont bien armés, les autres doivent fuir. Tous ceux qui tirent des conclusions erronées disent que les premiers sont mieux armés pour la vie. C’est vrai. Mais quelle vie? Pour la vie animale.

On m’objectera autre chose en disant: «Observez les animaux carnivores, ils ont une énergie formidable et travaillent activement.» Oui, c’est vrai, mais voyez combien de temps cela peut durer. Tous les animaux féroces, les fauves, sont forts et puissants, mais ils ne peuvent poursuivre longtemps leurs efforts. Ils sont très forts dans l’instant, manifestent un grand dynamisme, mais ensuite ils s’affalent lamentablement. Les herbivores ne manifestent pas une force semblable, mais elle est régulière, équilibrée, pondérée, continue ; c’est pourquoi le travail qu’ils fournissent est beaucoup plus réel et effectif que celui des carnivores.

Considérez les fourmis, les abeilles ; elles sont infatigables ; les chevaux, les brebis, l’éléphant, également. Vous dites: «On a beaucoup de forces quand on mange de la viande.» Vous ajoutez que le lion est le roi des animaux. Mais comment se fait-il que l’éléphant soit le plus fort des animaux bien qu’il ne se nourrisse que de végétaux? D’où extrait-il cette force?

(…)

Celui qui veille sur son temple (le corps physique que Dieu a donné à l’homme) n’y introduira jamais de cadavres, car il appartient à Dieu. Ne croyez pas que Dieu viendra s’installer dans un corps qui représente un charnier rempli de cadavres et d’ossements. »

L’après repas

Le temps après le repas est également un indicateur de comment nous avons mangé. L’auteur conseille de rester tranquille pendant un moment après le repas en faisant quelques respirations profondes « pour que le prana (l’énergie vitale) soit mieux réparti dans l’organisme ». A l’inverse, si vous repartez tout de suite dans vos activités ou que vous vous couchez somnolent, c’est un signe d’avachissement et d’alourdissement de notre corps.

Voilà !

Ce livre aborde l’alimentation comme une magie blanche, accessible à tous, trois fois par jour et qui nous permettrait un éveil spirituel des plus simples et des plus purs. En espérant que ces idées, une ou toutes,  auront semé quelques graines dans votre esprit et pourront vous aider dans votre chemin.

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15 Réponses à L’alimentation magique

  1. Excellent cet article ! Les éléments développés sonnent juste, même si en pratique ce n’est pas toujours évident.
    Dans le même esprit, une lecture intéressante : « Végétarisme et spiritualisme » du Pr. Ed. Bertholet. Il date de qq décennies déjà, mais traite de plusieurs dimensions (je veux dire: pas seulement la viande).

    • Merci Pauline, je vais regarder si je peux trouver le livre « Végétarisme & spiritualisme », il faut continuer à se renseigner et à comprendre le sujet!

  2. Merci Cécile pour cet article et ces extraits. Super intéressant!!! Je suis complètement dans cette dynamique ;-)

  3. Intéressant mais attention tout de même… ce « philosophe » est avant tout un gourou, et la secte (reconnue comme telle par la MIVILUDES) qu’il a créé (la « fraternité blanche universelle ») n’est pas franchement innocente.

    • Matthieu, tu as raison d’apporter cet élément. Je te donnerai mon avis sur la question même si la modération et la tolérance me paraissent être essentielles dans ce type de sujets très délicats et complexes. Mon avis est le fruit de mes lectures et de mon expérience, chacun peut avoir un avis différent, cela n’est absolument pas un problème.
      Le terme « gourou » est connoté négativement en Occident où l’idée de maître spirituel effraie et dérange. En Inde, un guru est un acteur essentiel de la vie spirituelle et en société de tout Homme. Car nous avons besoin d’une personne plus consciente que nous pour nous mener du « gu » (l’obscurité) au « ru » la lumière (selon la définition en sanskrit). Ou plus généralement de l’ignorance vers la connaissance. Ce terme guru et l’idée que des Hommes choisissent d’être les disciples d’un autre être plus sage ne me dérange pas. Cela représente davantage une volonté d’humilité et une soif de connaissance que je respecte.
      Concernant le terme secte, je me suis renseignée sur les retours des personnes qui ont connu ce mouvement et le « frère Mickael » et c’est très rare de trouver des impressions de « secte ». Sans avoir jamais participé à ce mouvement mais en ayant lu leurs enseignements, je ne peux que constater que celui ci se base sur l’amour et la compréhension du monde. Cette base n’est pas effrayante ou sectaire. Peut être trop spirituelle et pas assez matérialiste pour certains. Comment le mettre en pratique dans notre vie? C’est là que se dresse la limite d’un groupement radical ou pas, par les personnes qui le constituent et leurs pratiques.
      Personnellement, je ne considère pas que manger frugalement, de façon végétarienne, de méditer et de faire du yoga soit une secte. Si cette base a engendré des dérives et des souffrances, c’est dommage et c’est un problème. Mais cela ne remet pas en question les fondements humanistes et éclairés de leur approche. Quand je lis des oeuvres issues de ce courant, je retrouve plusieurs préceptes communs avec le bouddhisme. Que penser alors du bouddhisme? Tout cela est très difficile et sensible à étudier. D’autant plus si on a une approche manichéenne : secte/non secte. Il faut creuser plus loin.
      Enfin, je ne considère pas la reconnaissance institutionnelle/scientifique d’une personne ou d’une idée comme le Graal absolu de la légitimité. C’est cette façon de vivre en société et de voir notre monde qui nous a coupé de tout ce qui était immatériel, subtil et universel.
      L’esprit critique se doit d’être humain, et vice versa. Prenez ce qui est bon, ce qui parle à votre coeur ou à votre intuition et laissez le reste.

  4. Tout ce que tu dis là est bien sur très vrai, et sensé. Bien entendu, de telles philosophies sont importantes et enrichissantes, pour qui dispose de l’esprit critique et du recul nécessaire.

    Je voulais simplement souligner le « risque » de dérives issues de ces pensées. Je n’ai pas lu les préceptes du « Maître » de la Fraternité Blanche Universelle mais j’en ai eu quelques échos par des connaissances membres de la Fraternité. Je maintiens que certaines personnes peuvent se laisser charmer par les discours et les textes d’Aïvanhov et se retrouver embrigadées dans une structure potentiellement dangereuse.

    Je ne connais pas assez le sujet pour affirmer que la FBU est un groupuscule dangereux, mais je reste persuadé qu’il peut l’être, et cela justifie mon message de « mise en garde ».

    Partons de faits indiscutables : la FBU prodigue ses enseignements dans des lieux clos et communautaires (le Bonfin, et Sèvres en France), les membres forment une « famille » (et ils doivent souvent couper les ponts avec leur propre famille), le « maître » régente la vie des membres (journée rythmée par les yogas, les enseignements, etc) et vise objectivement à créer une humanité nouvelle… Tout cela justifie à mon avis la plus grande prudence.

    Si l’on dissocie la philosophie de la pratique au sein de la FBU, c’est évidemment différent. J’imagine que les ouvrages d’Aïvanhov sont une source intéressante d’inspiration, et c’est tant mieux.

    Mais n’oublions pas le risque de dérives, et les dangers d’une application totalitaire de ces préceptes, qui peuvent (comme toute « religion ») s’avérer destructeurs.

  5. Bonjour,

    ce débat m’a interessé, aussi la connaissance que j’ai de l’enseignement du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov m’autorise à donner un avis sur le post de Matthieu

    Primo, s’agissant des « faits indiscutables », quel mal y’a t-il à prodiguer un enseignement dans un lieu clos? N’est ce pas ce que faisaient de même Pythagore, ou Platon dans son académie? Si les membres de la FBU forment une communauté et une « famille », faut-t-il s’en méfier pour autant? Il s’agit pourtant d’une fraternité comme l’indique le nom « FBU ».

    S’agissant de ton affirmation :  » le « maître » régente la vie des membres (journée rythmée par les yogas, les enseignements, etc) et vise objectivement à créer une humanité nouvelle… », remarque que le Maître n’est plus vivant aujourd’hui, donc j’ai du mal à comprendre comment il pourrait régenter la vie de quiconque. « Créer une humanité nouvelle », dit comme cela cela peut faire peur. Mais il faut examiner comment il se propose d’y arriver : avoir un idéal humaniste, méditer, prier, aimer son prochain …Ceci n’est certainement pas sectaire, d’autant que l’on trouve cela dans des livres qui sont vendus dans des librairies publiques, c’est donc un enseignement consultable par quiconque le souhaite.

    Par ailleurs, ce n’est pas parce que la MIBILUDES considère la FBU comme une secte que je vais abonder dans leur sens, et de façon générale, je me méfie des autorités étatiques quelles qu’elles soient. Il suffit par exemple de constater que nous ingérons quantité d’aliments nocifs, mais qui sont déclarés sains par ces mêmes autorités, en charge de l’alimentation cette fois. Il vaut mieux, autant que c’est possible mener soi-même ses propres investigations et c’est ce que j’ai fait.

    Et ce que l’on peut dire en lisant les livres du Maître c’est que :
    1.c’est un enseignement qui invite à la pratique ;
    2. pas de prosélytisme, ce qui est généralement le fait de sectes cette fois dangereuses : depuis 5 ans aujourd’hui que je lis ces livres, je n’y ai jamais vu d’incitation à intégrer la FBU. La meilleure façon de « vendre » un enseignement est plutôt par le témoignage de sa propre vie
    3. la tolérance est pronée, et les guerres de religions condamnées. Mais les religions ne sont pas condamnées dans leur essence.
    4. La liberté de l’individu est affirmée avec force : c’est dire que dans l’enseignement se trouve ce qu’il faut pour nous éviter de sombrer dans le totalitarisme, l’extrémisme …(et j’admets que ce sont des risques qui existent)
    5. Il n’écarte pas de la société, au contraire, il invite s’y manifester comme un élément utile, actif, digne de confiance.
    6. une grande ouverture sur la littérature, la science et les arts. Lisez un peu ses livres et vous rendrez compte qu’il a énormément lu. Au-delà d’accepter ou non son qualificatif de Maître, je pense que c’était un personnage remarquable

    J’ajoute que cet enseignement m’a incroyablement ouvert l’esprit et m’a fait découvrir des choses que je ne soupçonnais même pas. Un exemple, les concordances étonnantes avec d’autres traditions, notamment le bouddhisme, la kabbale, le taoïsme…C’est ainsi que j’ai écouvert que sa façon de considérer la nutrition était presque la même que celle du moine bouddhiste Thich Nhat Hanh. Un autre détail, c’est que beaucoup de choses dont il a parlé commencent à être vérifiées aujourd’hui (par les NDE notamment)

    Donc je pense qu’il ne faut pas rapidement se fier aux avis de la MIVILUDES, car il faut aussi noter ici que c’est 2 conceptions du monde qui s’opposent, et comme la première ne reconnaît pas la seconde, elle la déclare sectaire. Je suis ainsi par exemple convaincu qu’ un Africain ou un indien d’Amérique se reconnaitrait dans beaucoup de ses enseignements. Cependant, les Occidentaux en général considèrent plutôt cla comme des superstitions.

    Voila.

  6. Marie-Line Dupuy NaturoThérapeute

    Merci pour cet article très complet .. Merci aussi à Vladimir pour cette remise en Lumière des « pensées » et actes de Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov (Maître = celui qui maîtrise) .. sublime messager de la pensée Christique .. ♥ ..

  7. Bravo Vladimir, nombreux sont ceux qui devraient lire les livres d »Aivanhov… C’est en les lisant que l’on sait bien qu’ils n’ont rien de negatif et apporteraient enormement a la societe s’ils etaient plus connus.
    Pour ma part,je suisles enseignement depuis 6 ans, dont ceux de l’alimentation et tout mon etre se porte vraiment mieux!!
    Ah.. Nous avons nomme notre aine Ivanov en hommage… Bonne journee! et merci pour cette belle page!

  8. Bonjour,

    Je suis Gaétane, 39 ans (je suis d’Haiti, Caraibes). C’est un bonheur de savoir que d’une facon ou d’une autre, la lumière doit primer sur l’obscurité, que chaque humain doit passer du « gu » au « ru » (même quand ca prend le temps, le rythme et les expériences qu’il faut). En lisant les commentaires de tous ceux qui ont eu la bénédiction de comprendre et d’apprécier l’enseignement du maitre spirituel Omraam Mikhael Aivanhov, je me dis qu’il y a beaucoup d’espoir pour un monde meilleur et que nous sommes sur la bonne voie, même quand les échos de ce monde très matérialiste peuvent nous faire penser le contraire des fois.

    Je lis les livres d’Omraam depuis environ 9 ans et je me considère maintenant comme une disciple de la Science Initiatique enseignée par la FBU (sans même avoir participé une fois a un rassemblement). J’essaie le plus que possible de mettre en pratique les enseignements d’Aivanhov, dont ceux de la nutrition et du contact avec le soleil (car mon pays est privilégié en ce sens), et les résusltats sont palpables dans ma vie en termes de bien. Je suis végétarienne depuis 4 ans et j’ai pu constater les bénéfices de ce choix.

    Omraam est un maitre spirituel (au même titre que Jésus, Bouddha et d’autres encore), qui est venu montrer le chemin de lumière et d’évolution aux autres humains, en tenant compte des caractéristiques de l’époque, des formes prises par la société, des besoins spécifiques de l’humanité pour leur avancement dans la lumière, par rapport a une étape donnée de leur évolution. J’encourage ceux qui ne connaissent pas et ne comprennent pas trop bien l’enseignement d’Omraam a chercher a en savoir un peu plus avant de s’emballer, en ayant un esprit plus ouvert et en mettant de coté les modes de pensées figées qu’on nous a inculqués. Cet enseignement est une nourriture vivante pour l’ame dans la perspective de l’évolution humaine.

    Nous sommes définitivement dans l’ère ou ces modes de pensées et de comportements figés, négatifs et nocifs vont disparaitre pour laisser la place a cette « nouvelle humanité » (qui a été mentionnée plus haut). Que la plupart des humains soient prêts ou non….

    Merci a Cécile pour cet article.

    Namaste

    • Bonjour Gaétane,

      Merci de partager avec nous votre expérience sur le sujet, l’alimentation végétarienne et la vie en général. Je suis très honorée d’être lue jusqu’en Haiti, cela remplit mon coeur de gratitude :)

      Je vous rejoins sur de nombreux points, mais malheureusement ces thématiques sont si sensibles à l’heure actuelle. Que ce soit dans des pays culturellement très athée comme la France, très religieux comme le Mexique (dont je suis également originaire) ou très spirituel comme l’Inde, dès que nous parlons de gurus, d’évolution de l’Homme, de notre rôle et notre compréhension du monde, d’aller vers la lumière: les attitudes se crispent, « qu’est-ce que vous cherchez à nous imposer? » « est-ce que c’est une secte? » « c’est complètement exotique et hippie » « qu’est-ce que c’est que ces histoires de lumière, d’amour? vous êtes déconnectés du monde réel! c’est dur, c’est cru, la guerre et les conflits sont là! » etc. Comment réussir à avoir un dialogue ouvert et sincère entre nous, les Hommes, pour repenser notre vie et redonner du respect et de l’amour à la vie en général (la nature, les animaux, etc.)? J’apprends et j’essaye tous les jours, en lisant beaucoup, en pratiquant sur moi même, en enseignant aux autres, en essayant d’accepter mes zones d’ombre et mes résistances humaines pour aller davantage vers l’unité (de nous tous) et la lumière.

      Je crois également en cette « nouvelle humanité » ou cette « nouvelle conscience », et j’espère donner envie et inspirer les autres à sauter le pas, éveiller leur curiosité, lire un livre qui sort de leur zone de confort, manger de façon plus durable et respectueuse, sans les faire sentir jugés, pointés du doigt, critiqués. Notre conscience change le monde matériel qui nous entoure (heureusement, les récentes études physiques nous rejoignent sur ce point et apportent cette légitimité scientifique que certains recherchent tant avant de valider un argument!) et notre conscience est illimitée! Nous pouvons faire de si belles choses :)

      Namasté chère Gaétane, j’espère vous rencontrer ici ou à Haiti, qui sait ;)

    • Bonsoir Gaetane,

      J’ai lu aussi plusieurs livres de Omraam mikhaël Aïvanhov ainsi que des livres de Jiddu Krishnamurti et bien d’autres … des éveilleurs de conscience ! En effet pour ces êtres, la façon de se nourrir et le choix des aliments sont des choses à prendre en compte et vous expliquent le pourquoi.
      Je vis en République Dominicaine plusieurs mois dans l’année, j’y serais cette année à partir mois de mars et j’aimerais bc faire ta connaissance. Serait il possible de nous rencontrer ?
      Michèle.

  9. Merci Cécile pour votre belle réponse. On se comprend très bien. Je vous souhaite de continuer sans relache dans votre grand et noble travail et votre mission dans ce monde. J’espère vous rencontrer un jour moi aussi. Bien a vous. Gaétane

  10. Foutu ego quand tu nous tiens, voila le véritable problème depuis des années

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