>> Articles qui pourraient vous intéresser

Tout ce que vous devez savoir sur les produits laitiers : les pour, les contre et la géopolitique

Les produits laitiers font partie intégrante de notre alimentation et de notre culture culinaire. Le lait, les fromages, les yaourts, le beurre et la crème agrémentent nos repas et ravissent nos papilles. Pourtant, les produits laitiers sont souvent sujets à controverse et à débat. Sont-ils bons pour l’Homme ? Dans quelle quantité et sous quelle forme sont-ils meilleurs ? Sans produits laitiers, pas de calcium ou est-ce plus compliqué que cela ?


Les produits laitiers concernent tous les aliments transformés à partir du lait. Le lait est donc au cœur de la question et il suscite de nombreuses interrogations. Nous verrons dans cet article pourquoi la question du lait titille les professionnels de la santé, les nutritionnistes mais aussi les environnementalistes et les acteurs économiques. Bref, quand il s’agit du lait, tout le monde a son mot à dire ! Voici tous les éléments de réponse pour que vous fassiez votre propre choix, avec à la clef santé et équilibre alimentaire.

Le lait en France


Le lait est consommé partout dans le monde, mais en France nous sommes des champions dans la catégorie! Plusieurs raisons expliquent ce modèle :

 La cuisine

Notre culture culinaire regorge de produits laitiers : notre assortiment de fromages est extrêmement variée (de 350 à 400 types), notre utilisation de beurre ou de crème est adaptée aux recettes et aux traditions culinaires, d’autant plus dans le nord du pays.

 Consommation

La France est le premier consommateur de beurre dans l’Europe des 27 et le deuxième consommateur de fromage (après la Grèce). Il n’y a pas de doute, les produits laitiers sont des aliments privilégiés en France.

 Production

Cela ne vous étonnera pas, si nous consommons, cela veut surement dire que nous en produisons en grande quantité également. Nous sommes les deuxièmes producteurs de lait en Europe, derrière l’Allemagne avec 23,517 millions de tonnes de lait par an.

Vous l’avez compris, derrière le lait il n’y a pas qu’une histoire de goût ou de calcium, mais de grands intérêts économiques rentrent aussi en jeu. Et en France, le lait a toujours été un aliment valorisé.

Dans ce contexte de forte production et consommation de lait et de ses produits dérivés, allons voir du côté des recommandations nutritionnelles françaises en la matière. En France, le PNNS (Programme National Nutrition Santé) nous recommande de consommer de 3 à 4 produits laitiers par jour c’est-à-dire minimum 900 mg/jour de calcium laitier. Pourquoi ? Pour fortifier nos os grâce à un apport considérable en calcium et éviter entre autres l’ostéoporose. Nous sommes habitués à ce discours, qui en devient d’une évidence quasi banale : les produits laitiers sont « nos amis pour la vie », nos seules ressources en calcium alors il faut en consommer autant que possible.

Maintenant que l’on connait le discours sur le lait et le calcium en France, voyons un peu comment ça se passe ailleurs.

Le lait dans le monde


Le Ministère de la Santé en Grande Bretagne recommande à ses concitoyens un apport en calcium de 700mg par jour, le Ministère de Santé au Canada ou encore la British Nutrition Foundation recommande 3 produits laitiers et/ou des alternatives végétales pour le calcium, le PNNS belge recommande 2 à 3 produits laitiers ou des alternatives non laitières (et donc végétales) pour une bonne santé. Les recommandations en matière de calcium varient selon les pays et les produits conseillés pour en obtenir aussi. Alors que la France ne parle de que de produits laitiers, la plupart des Ministères de la Santé dans le monde incluent systématiquement des produits laitiers et des produits végétaux comme sources possibles de calcium.



Campagne française et américaine pour la promotion des produits laitiers

Allons encore plus loin, et voyons ce qu’en pensent les scientifiques et les spécialistes de la santé. L’université de Santé Publique de Harvard recommande, « en raison des incertitudes concernant les risques de cancer des ovaires et de la prostate, d’éviter de consommer plus d’un produit laitier par jour ».  Et de rajouter  qu’il « n’y a pas d’évidence claire que la consommation de plus d’un produit laitier par jour, dans le cadre d’une alimentation raisonnable, réduise les risques de fractures. » La lutte contre l’ostéoporose et les fractures qu’elle engendre sont une des principales raisons derrière la promotion des produits laitiers. Mais alors, cela veut-il dire que les produits laitiers ou le calcium tout court sont inefficaces pour lutter contre l’ostéoporose ? Pas vraiment, en fait c’est davantage une histoire de rétention que d’absorption du calcium mais aussi de bonnes associations alimentaires ! Je vous explique :

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) s’est retrouvée confrontée à une situation étonnante il y a quelques années. Alors que le calcium est mis en avant pour son action bénéfique sur les os et contre l’ostéoporose, ils ont constaté que dans les pays développés (comme la France) où les apports en calcium étaient très importants, les taux de fracture de la hanche étaient plus élevés  que dans d’autres pays où les apports en calcium étaient pourtant plus faibles. C’est le cas du Japon, de l’Inde ou du  Pérou où l’apport quotidien de calcium n’est que de 300 mg. C’est pourquoi ils ont nommé cette trouvaille : « le paradoxe du calcium ».

Même si différents facteurs rentrent en jeu, il semblerait selon l’OMS que la forte consommation de protéines animales des pays industrialisés soit à l’origine de ce paradoxe. Pourquoi ? C’est assez simple, les produits laitiers et la viande sont des aliments acidifiants c’est-à-dire des aliments qui vont libérer des composants acides dans notre corps lors de leur digestion. Ils créent un milieu acide qui entraine parfois une déminéralisation de l’os et lui fait perdre une partie de son calcium. C’est pourquoi il est plus important de conserver son calcium (en favorisant des aliments basiques) que d’en consommer d’énormes quantités, de plus associées à beaucoup de viande, car cela ne fera qu’appauvrir vos os.

Et qu’on ne vous dise pas le contraire, sachez que l’on peut trouver du calcium partout, dans les légumes, les fruits, même dans l’eau ! Tout n’est qu’une question de quantité. Parmi les aliments végétaux les plus riches en calcium, je vous conseille : des légumes (le chou, les asperges, les brocolis, ,les épinards, le cresson, bref les légumes verts à feuilles sont à prioriser); les oléagineux (amandes, noix, noisettes…) ; les légumineuses (lentilles, haricots, pois chiches, etc) ; les fruits (orange, mûre, cassis, groseille, abricots, figues, dattes, etc) tout comme dans l’eau. Ces sources végétales recèlent du calcium parfaitement assimilable par le corps humain.

La réalité du calcium est au final bien plus diversifiée et végétale qu’on ne veut le croire.

La question du lait


Mais quand est-il du lait ? Pourquoi est-il autant critiqué ?

Comme le déclare l’Université de Harvard en Santé Publique, le lait n’est « peut être pas la meilleure source de calcium pou tout le monde »  (1) et ce pour plusieurs raisons :

L’intolérance au lactose

Et oui ! L’intolérance au lactose est connue comme l’incapacité à digérer le lactose à cause de l’absence ou de la quantité insuffisante d’enzymes digestives appelées la lactase. Cette enzyme est présente chez tous pendant l’enfance, mais chez 70% des personnes les productions se tarissent à l’âge adulte, résultat on ne peut plus assimiler le lait. L’intolérance au lactose concerne 15% des nord-européens, 23% des centres européens, 80% des noirs et des latino-américains et jusqu’à 100% des amérindiens et des asiatiques.

Écoutez-vous et faites attention à votre réaction physique après avoir bu du lait. Vous êtes gêné par une sensation de ballonnements, d’indigestion, de gaz ? Vous êtes peut être également intolérant au lactose. Un petit changement dans vos habitudes alimentaires pourrait vous faire le plus grand bien.

Pour plus d’informations sur le sujet: http://www.sanslactose.com/

La richesse du lait en acides gras saturés = un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires

Les produits laitiers sont gras, nous le savons tous. Cela ne veut pas dire qu’il faut les proscrire mais il faut les consommer avec modération. 3 à 4 produits laitiers par jour, n’est-ce pas un peu exagéré ?

L’augmentation probable du risque de cancers de la prostate et des ovaires

Les études sont en cours mais cela ne veut pas dire qu’il faut paniquer. C’est juste une raison supplémentaire qui nous permet de comprendre que le lait, ce n’est pas aussi simple, bénéfique et sain que cela.

ET LE FROMAGE?


Le fromage n’est pas vraiment concerné par les problèmes de digestion que le lait entraîne. La transformation, l’affinage mis en place pour passer de l’état de lait à l’état de fromage modifie les protéines et donc la digestibilité du fromage. Un naturopathe nous confirme que les fromages de chèvre et de brebis sont à préférer car ils sont plus digestes pour l’être humain. En effet, les protéines de lait de chèvre et de brebis sont plus digestes car plus fines.

Le calcium : au cœur d’un équilibre alimentaire plus vaste


La santé de vos os ne dépend pas uniquement de votre apport en calcium, c’est un équilibre alimentaire à trouver avec certaines vitamines, minéraux et votre consommation de protéines. Voici lesquels et où les trouver.

Le magnésium

Le calcium agit en association étroite avec le magnésium, avec lequel il doit rester en équilibre dans l’organisme, c’est pour cela qu’il faut aussi avoir un apport suffisant en magnésium dans notre alimentation. La plupart des sources végétales de calcium sont de très bonnes sources de magnésium. Bingo ! Les meilleures sources de magnésium sont le chocolat, les noix (de Brésil, de pin, de cajou) les haricots, les amandes, les épinards, les lentilles ou les pois cassés.

Le magnésium contribue à la fixation du calcium dans la matrice osseuse (structure minérale de l’os) mais il est souvent en carence chez les Occidentaux alors ne vous en privez surtout pas.

    La vitamine D

La vitamine D est cruciale pour une bonne absorption du calcium par les os, mais la vitamine D est produite à 90% par notre corps lorsque la peau est exposée à la lumière du soleil. Une exposition des mains, des avant-bras et du visage pendant 10 à 15 minutes entre 11 h et 14 h, avec une fréquence d’exposition de 2 ou 3 fois par semaine, vous suffira pour assurer un apport adéquat.

Les meilleures sources alimentaires de vitamine D se trouvent parmi les poissons : espadon, anguille, saumon, truite ou hareng. Et bien sur, profitez d’un bain de soleil quotidien!

    La vitamine K

La carence en vitamine K est associée à une réduction de la densité osseuse et à une augmentation du risque de fractureschez les femmes après leur ménopause et chez les personnes de plus de 60 ans.

Les meilleures sources de vitamine K sont le chou, les laitues, les épinards, le brocoli et les asperges.

    Les protéines animales

Nous l’avons vu, notre consommation de protéines animales a un impact direct sur notre perte osseuse : une consommation élevée de protéines animales réduit l’absorption du calcium par notre organisme et augmentera le risque de fracture osseuse. Cela s’explique en partie parce que les protéines animales sont plus riches en acides aminés soufrés qui libèrent des composés acides pendant leur digestion. S’il y a une surcharge acide prolongée dans notre corps, l’organisme compensera en puisant des sels organiques à la surface de l’os : ceci va libérer du calcium qui sera éliminé et perdu dans les urines. De plus, en adoptant une alimentation plus végétale et un mode de vie moins sédentaire, nos besoins en calcium diminuent d’après les études de l’OMS.

Le calcium fait partie d’un équilibre nutritionnel global à trouver pour pouvoir correctement l’assimiler et le conserver. Un complexe de minéraux comprenant du calcium, du magnésium et d’autres oligo-éléments, associé à de la vitamine D et K, avec une moindre consommation de protéines animales sera plus efficace pour vous qu’une forte et seule consommation de calcium.

Consommer 3 à 4 produits laitiers par jour pour avoir un apport suffisant en calcium n’est pas une recommandation nutritionnelle justifiable, davantage une recommandation biaisée par des intérêts économiques. Les produits laitiers ont toute leur place dans notre alimentation pour ceux qui les apprécient mais avec modération et surtout avec du bon sens. Le lait à l’état brut est le produit le plus sensible de tous. Source d’intolérance pour une grande partie de la planète, pointé du doigt comme facteur probable de risques de cancers, indigeste et pour certains illogique (pourquoi consommerait-on le lait du veau ?) le lait mérite une remise en question dans votre vie.

Essayez de réduire ou de supprimer les produits laitiers dans votre assiette pendant une semaine par exemple (tout en rééquilibrant ces apports de calcium par des sources végétales) . Certains seront impressionnés par les résultats positifs d’autres ne verront pas de changement. Dans tous les cas, essayez, écoutez les réactions de votre corps et continuez à vous informer !

(1): http://www.hsph.harvard.edu/nutritionsource/what-should-you-eat/calcium-and-milk/

Pin It

16 Réponses à Tout ce que vous devez savoir sur les produits laitiers : les pour, les contre et la géopolitique

  1. En tout cas, ce qui est certain c’est que la surconsommation de fromage n’est peut être pas bonne pour la santé mais sans pélardon, la vie n’aurait pas de sens!

  2. Pingback: Tout ce que vous devez savoir sur les produits laitiers : les pour et les contre | Le Palais Savant | Corps & esprit | Scoop.it

  3. Je dois dire que depuis quelque temps , j’ai banni les produits laitiers de mon alimentation pour cause de douleurs à l’épaule , mais supprimer les fromages , trop dur ! :)
    Donc nous privilégions brebis et chèvre , c’est un moindre mal .
    Et pour les yaourts , soja ou brebis .

    • C’est excellent Mary! :) C’est vrai que bannir les fromages, dans un pays comme la France, ça peut paraitre mission impossible! Je vous comprends bien. comment va votre épaule?

  4. Pingback: Tout ce que vous devez savoir sur les produits laitiers : les pour et les contre | Le Palais Savant | Zen Attitude | Scoop.it

  5. L’animal humain est le seul à consommer du lait après sa croissance. Comme dit le proverbe anglais: « Not your mom, not your milk », La plupart des gens pensent encore que les animaux font du lait en mangeant de l’herbe. Je vous rappelle que comme tout mamifères, il faut qu’elles enfantent et on leur retire leur bébé pour que l’humain consomme le lait. A quel prix de la soufrance mettez-vous le goût? Imaginez mesdames une secondes qu’on vous prenne votre enfant afin qu’il ne boive pas votre lait.
    Allez sur les sites qui vous montreront la réalité des animaux laitiers (L214, etc…), écouter le discours de Gary Yourosky (traduit en 62 langues) et vous verrez comment on nous a trompé depuis tout petit.
    La paix commence dans nos assiette.

  6. Pingback: Tout ce que vous devez savoir sur les produits ...

  7. Merci pour votre article, vraiment passionnant et bien construit!
    Cependant, je regrette une chose: j’aurais aimé avoir quelques liens concernant les études faites, comme celle de Harvard, même si c’est en anglais- (je ne les ai pas trouvé en cherchant moi-même sur google). Car en effet, un lien vers un site officiel comme celui d’Harvard serait un outil très utile lorsqu’il s’agit de prouver ce que l’on avance concernant les mensonges sur le lait de vache à quelqu’un de très terre à terre qui a besoin de « preuves émanant de sites officiels » par exemple.

    • Vous avez tout à fait raison Lyne! :) Voici le lien précis pour Harvard et son discours sur le calcium et le lait: http://www.hsph.harvard.edu/nutritionsource/what-should-you-eat/calcium-and-milk/

      Voici aussi une liste de mes sources bibliographiques, pour tout ce qui touche aux produits laitiers et à la viande (c’était le sujet de mon mémoire). La liste est longue, mais je vous donne tout pour que vous puissiez l’avoir à disposition et piocher.

      Afssa (Agence Française de sécurité des Aliments) (2009) Etude Individuelle Nationale des
      Consommations Alimentaires 2 (INCA 2) 2006-2007. Septembre 2009, Version 2, 228p.

      Aubert C., (2006) Espérance de vie, la fin des illusions, Terre Vivante

      Baroni L., Cenci L., Tettamanti M., Berati M., 2006. Evaluating the environmental impact of
      various dietary patterns combined with different food production systems. European Journal
      of Clinical Nutrition, 61 (2): 279-286.

      Bay F. et al., (2012) Global cancer transitions according to the Human Development Index
      (2008—2030): a population-based study

      Bere E., Brug J., (2009) Towards health-promoting and environmentally friendly regional
      diets? a Nordic example. Public Health Nutrition, 12 (01): 91-96

      Bittman M. (2009) Food matters : A guide to conscious eating. ISBN 978-1-4165-7564-1.
      New York : Simon & Schuster Paperbacks, 326p.

      Caillavet F., Lecogne C., Nichèle V., 2009. La consommation alimentaire : des inégalités
      persistantes mais qui se réduisent. Cinquante ans de consommation en France. Paris : INSEE
      49-62.

      Carlsson-Kanyama A., Gonzalez A.D., 2009. Potential contributions of food consumption
      patterns to climate change. American Journal of Clinical Nutrition, 89 (5): S1704-S1709. 73

      Cépède M., Lengellé M., (1953). Economie alimentaire du globe, essai d’interprétation.
      Paris : Librairie de Médicis, M.-T. Génin, 654 p.

      Cépède M., Lengellé M., (1970). L’économie de l’alimentation. Paris : PUF

      Combris P. (2005) Croissance économique et alimentation : peut-on maitriser les évolutions
      à long terme ? Actes du Colloque L’économie fait-elle la loi dans nos assiettes ? Déterminants
      économiques des choix alimentaires. IFN (Institut Français de la Nutrition), Septembre 2005.
      155p.

      Combris P., Soler L.G. (2011) Consommation alimentaires : tendances de long terme et
      questions sur leur durabilité. Innovations Agronomiques N°13 149-160. INRA. 12p.

      Corbeau J.P., Poulain J.P. (2008) Penser l’alimentation : Entre imaginaire et rationalité.
      ISBN : 978-2-7089-4202-8. Toulouse : Editions Privat, 206p.

      Dittrich K., Leitzmann C., (2011) Ces aliments qui nous protègent. Editions Terre Vivante, p.
      13

      Duchin F., 2005. Sustainable Consumption of Food: A Framework for Analyzing Scenarios
      about Changes in Diets. Journal of Industrial Ecology, 9 (1-2): 99-114

      Dupin H. (1975) Évolution de l’alimentation dans les pays en développement : éléments
      favorables et défavorables. In: Tiers-Monde. Tome 16, n°63. pp. 461-487.
      Disponible sur : < http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/tiers_0040-
      7356_1975_num_16_63_2567> (Consulté le 15.07.2012) 74

      Elinder, L.S., 2005. Obesity hunger and agriculture : the damaging role of subsidies. BMJ,
      331 (7528) : 1333-1336

      Escalon H., Bossard C., Beck F., Bachelot-Narquin R.P.,( 2009) Baromètre Nutrition Santé :
      Edition 2008. Paris : INPES, 419p.

      Esnouf C., Russel M., Bricas N., coord. (2012) Pour une alimentation durable : Réfléxion
      stratégique duALIne. ISBN : 978-2-7592-1671-0 ISSN : 2115-1229. Versailles, France :
      Editions QUAE, 289p. (Collection Matière à débattre et décider)

      FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, Rome, Italie).
      (2006) Livestock’s long shadow : environmental issues and options. ISBN 978-92-5-105571-
      7. 416p.

      Feskanich D, Willett WC, Colditz GA. (2003) Calcium, vitamin D, milk consumption, and
      hip fractures: a prospective study among postmenopausal women. American Journal of
      Clinical Nutrition. Février 2003;77(2):504-11

      Finucane et al (2011), National, regional, and global trends in body-mass index since 1980:
      systematic analysis of health examination surveys and epidemiological studies with 960
      country-years and 9·1 million participants.

      Fischler C. (2001) L’Homnivore. ISBN : 978-7381-0937-8. Paris : Editions Odile Jacob,
      440p.

      Fischler C. (1991) L’aliment moderne en quête de racines. Alimentation et lien social, Juin 75

      1991, n.129, p 9-16

      Fonds Mondial de recherche contre le cancer, Résumé scientifique du rapport : Alimentation,
      nutrition, activité physique et prévention du cancer : une perspective mondiale. 20p.

      Gardner G, Halwell B, et al. (2000) Underfed and Overfed: The Global Epidemic of
      Malnutrition, World Watch Institute Paper 150, Mars 2000.

      Garnett T., 2011. Where are the best opportunities for reducing greenhouse gas emissions in
      the food system (including the food chain)? Food Policy, 36 (Supplement 1): S23-S32

      Guignon N., Collet M., Gonzales L., de Saint Pol T., Guthmann J.-P., Finteneau L., (2010) La
      santé des enfants en grande section maternelle en 2005-2006. Etudes & Résultats, 737 : 1-8.

      Hamerschalg K., (2011) Meat Eater’s Guide : To climate change + health [en ligne]. EWG
      (Environmental Working Group, EUA). Juillet 2011. 25p.
      Disponible sur : (Consulté le
      14.07.2012).

      Huang T, Yang B, Zheng J, Li G, Wahlqvist ML, Li D. (2012) Cardiovascular Disease
      Mortality and Cancer Incidence in Vegetarians: A Meta-Analysis and Systematic Review.
      Ann Nutr Metab. 2012 Jun 1;60(4):233-240.

      INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, France), TNS
      Healthcare, Roche (2009) Enquête épidémiologique nationale sur le surpoids et l’obésité :
      ObEpi Roche 2009. 56p.
      76

      Jaconvici J.M. (2006) Combien de gaz à effet de serre dans mon assiette ? Version en ligne :
      http://www.manicore.com/documentation/serre/assiette.html

      Kling M., Hough I., 2010. The American Carbon Foodprint : Understanding your food’s
      impact on climate change. Shelburne (USA) : Brighter Planet Inc, 17p.

      Lanou A.J., Berkow S.E., Barnard N.D. (2005) Calcium, dairy products, and bone health in
      children and young adults: a reevaluation of the evidence. Pediatrics. Mars 2005;115(3):736-
      43. Review.

      Lloyd-Williams F., O’Flaherty M., Mwatsama M., Birt C., Ireland R., Capewell S., 2007.
      Estimating the cardiovasular moratlity burden attribuable to the European Common
      Agricultural Policy on dietary saturated fats. Bulletin of the World Health Organization, 86
      (7).

      Mackenbach J.P., Stirbu I., Roskam A.-J.R., Schaap M.M., Menvielle G., Leinsalu M., kunst
      A.E., (2008) Socioeconomics inequalities in Health in 22 European Countries. New England
      Journal of Medicine, 358 (23) : 2468-2481.)et al, 2008

      Malassis L. (1994) Nourrir les Hommes, Edition Dominos-Flammarion, Paris

      Mann N., 2000 Dietary lean red meat and human evolution. European Journal of Nutrition,
      39 (2) : 71-79

      Marlow H.J., Hayes W.K., Soret S., Carter R.L., Schwab E.R., Sabaté J., 2009. Diet and the
      environment: does what you eat matter? American Journal of Clinical Nutrition, 89 (5):
      1699S-1703S.
      77

      Mazzochi M., Brasili C., Sandri E., (2008) Trends in dietary patterns and compliance with
      World Health Organization recommandations : a cross-country analysis. Public Health
      Nutrition, 11 (05) : 535-540.

      Murray C.J., Lopez A.D. (1996) The Global Burden of Disease: a comprehensive assessment
      of mortality and disability from diseases, injuries , and risk factors in 1990 and projected to
      2020. Cambridge, MA : Harvard University Press.

      Nichele V., (2003) Health information and food demand in France. Wallingford UK : CABI
      Publishing (Health nutrition and food demand), 131-151

      OMS (Organisation Mondiale de la Santé, Genève), FAO (Organisation des Nations Unies
      pour l’Alimentation et l’Agriculture, Rome) (2002) Régime alimentaire, nutrition et
      prévention des maladies chroniques. Rapport d’une Consultation OMS/FAO d’experts, OMS,
      Série de Rapports techniques 916, Organisation mondiale de la Santé. 64p.

      OMS, (2011) Les dioxines et leurs effets sur la santé, Aide mémoire n225, Mai 2010

      OMS (2011) Maladies non transmissibles, Aide-mémoire, Septembre 2011

      Padilla M., Oberti B., Siriex L. (2005) Les comportements alimentaires. In Ghersi G. Nourrir
      9 milliards d’hommes. Paris : ADPF, ministère des affaires étrangères, p. 43-49.

      Périssé J., Sizaret F., François P., (1969) Effet du revenu sur la structure de la ration
      alimentaire. Bulletin de nutrition FAO, 7 (3) : 1-10.
      78

      Recours F., Hébel P., 2006. Les populations modestes ont –elles une alimentation
      déséquilibrée ? Paris : Credoc (Cahiers de Recherche), 113 p.

      Redlingshofer B. (2006) Vers une alimentation durable ? Ce qu’enseigne la littérature
      scientifique. Le courrier de l’environnement de l’INRA. Décembre 2006, n53, p. 83-102.

      Régnier F., 2009. Obésité goûts et consommation. Intégration des normes d’alimentation et
      appartenance sociale. Revue Française de Sociologie, 50 (4) : 747-773

      Reijnders L., Soret S., 2003. Quantification of the environmental impact of different dietary
      protein choices. American Journal of Clinical Nutrition, 78 (3): 664S-668S.

      Rémésy C. (2010) L’alimentation durable : Pour la santé de l’Homme et de la planète. ISBN :
      978-2-7381-2535-4. Paris : Editions Odile Jacob, 296p.

      Risku-Norja H., Hietala R., Virtanen H., Ketomäki H., Helenius J., 2008. Localisation of
      primary food production in Finland: production potential and environmental impacts of food
      consumption patterns. Agricultural and Food Science, 17 (2): 127-145.

      Scheffer P. (2010) L’influence de l’industrie agroalimentaire dans le domaine de la nutrition et
      la place de l’esprit critique dans la formation des diététicien », Master de Sciences de
      l’éducation/ Mémoire de master recherche.

      Schmidhuber J., Traill W.B., 2006. The changing structure of diets in the European Union in
      relation to healthy eating guidemines. Public Health Nutrition, 9 (05) : 584-595

      Short F., (2006) Kitchen secrets the meaning of cooking in everyday life. London : berg
      Publishers, 224p. 79

      Souccar T. (2007) Lait, mensonges et propagande. ISBN-10: 2916878025 ISBN-13: 978-
      2916878027. Thierry Souccar Editions, Mars 2007. Collection : MEN.PROP. 224p.

      Steinberg H., Gerber P., Wasenaar T., Castel V., Rosales M., de Hann C., 2006. Livestock’s
      long shadow. Environnemental issues and options. Rome : FAO, 390p.

      Swagerty D.L. Jr, Walling A.D., Klein R.M., et al. (2002) Lactose intolerance. American
      Family Pysician. 2002 May 1;65(9):1845-1851.

      Tukker et al, 2010Tukker A., Huppes G., Guinée J.B., Heijungs R., Koning A.d., Oers L.v.,
      Suh S., Geerken T., Holderbeke v.M., Jansen B., Nielsen P., 2006. Environmental Impact of
      Products (EIPRO) Analysis of the life cycle environmental impacts related to the final
      consumption of the EU-25. Brussels: European Commission Joint Research Centre Institute
      for Prospective Technological Studies (Technical Report Series EUR 22284 EN), 136 p.

      Veerman J.L., Barendregt J.J., Mackenbach J.P., 2006. The European Common Agricultural
      Policy on fruits and vegetables : exploring potential health gain from reform. The European
      Journal of Public Health, 16 (1) : 31-35.

  8. Bonjour Cécile,

    Je suis actuellement en master NAPPES (Nutrition Activité Physique Prévention Éducation Santé). Je souhaiterai faire mon mémoire de M1 sur les produits laitiers et l’activité physique.

    accepterais tu que l’on communique ensemble par mail car j’aurai quelques questions à te poser ? Questions qui pourraient m’aider dans mes recherches …

    Merci d’avance,

    Brunet Manon

  9. vache, chèvre, brebis, mêmes réticences? J’ai supprimé les produits de vache et j’apprécie bien davantage ceux de chèvre et brebis.

  10. Une grande différence entre les chiffres que vous donnez ici, au sujet de l’intolérance au lactose dans le monde, et vos autres articles alarmistes concernant le lait. On voit bien que vous semez une panique injustifiée qui n’arrange en fait que le lobby américain du soja lequel mène depuis un certain temps déjà une campagne sans merci contre les pays producteurs de lait. Ce n’est ni plus ni moins qu’une guerre économique. Nous ne sommes ni africains ni latinos ni asiatiques que je sache. 25 % maxi de population intolérante au lactose, est ce une raison pour en faire tout un plat ? Je me demande combien ils vous payent pour ça …

  11. et si on aime le gout du lait simplement, et qu’on aime le boire pour le plaisir et pas pour rechercher sa dose de calcium ou autres proprietes ?

  12. Merci beaucoup pour cet article. J’avais commencé à changer mon alimentation mais je vais désormais pouvoir faire des choix encore plus éclairés merci encore! :) Guy

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *