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Pourquoi je ne vais plus utiliser les réseaux sociaux de la même façon

J’ai commencé un blog en 2012, sa page Facebook en 2013 et son compte Instagram en 2014. J’ai commencé avec de l’excitation, de la joie et le rêve de partager ce que j’apprenais. Pendant les six premiers mois, j’envoyais mes articles à ma newsletter (une liste d’amis et de membres de ma famille) et je recevais en retour des messages euphoriques de.. ma mère! Et c’était tout. Et c’était super!

J’étais tellement heureuse à cette époque-là d’avoir quelque chose à partager et je retirais beaucoup de satisfaction dans le simple fait de le faire. Quelques mois après j’ai crée une page Facebook pour « Le Palais Savant » je m’amusais à rédiger des petits textes, à faire des jolies photos pour les accompagner. Je me souviens que je publiais un texte puis je posais mon téléphone et je partais faire autre chose, je n’étais pas particulièrement obsédée par les retours que je recevais. J’idéalise surement un peu, mais c’était léger. Euphorique. Je me sentais excitée et reconnaissante s’il y avait le commentaire d’un inconnu– mais souvent, je me sentais juste reconnaissante d’écrire. Avance rapide cinq après, tous les petits bébés que j’ai chouchouté et aimé ont grandi, le blog est un carrefour de rencontres, d’âmes qui m’écoutent avec bienveillance, de personnes qui m’ont fait une place dans leur vie et dans leur cœur (et il a été visité plus de 4 millions de fois!). Les pages Facebook et Instagram sont devenus des endroits pour créer une communauté, pour se soutenir les uns les autres, pour se réunir avec amour. Dans l’ensemble, il ne se passe presque pas un jour sans que je m’arrête en plein milieu de la journée, pour réaliser à quel point j’aime la vie que j’ai créé et vous, surtout vous, les gens qui sont rentrés dedans. Mais, il y a autre chose dont j’ai besoin de vous parler. Il y a quelques semaines, j’ai senti un grand ras-le-bol. La place que mon téléphone et les réseaux sociaux ont pris dans ma vie, ne me convient plus. J’ai participé à ces réseaux sociaux en mimant ce que je voyais chez les autres : Publier un message chaque jour, ok. Mettre de jolies photos, ok. Publier dans plusieurs plateformes, ok. Et le fonctionnement caché mais qu’on a tous expérimenté un jour ou l’autre : S’obséder pour le nombre de « likes » et de « followers », ok. Se comparer aux autres, ok. Faire défiler des photos à l’infini sans ressentir autre chose à la fin de cette pause internet que de la tristesse, du dépit ou du vide. Plus ok.

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Ce n’est pas la douleur qui nous met hors-jeu, c’est la honte

La raison pour laquelle je partage ça avec vous, c’est parce que j’ai souvent eu honte de ça. Des moments où je me cachais dans les toilettes pour aller sur mon téléphone ou de l’importance que j’accordais à ma vie numérique. Mais mon expérience m’a appris que ce n’est pas la douleur d’une expérience qui nous met hors-jeu, c’est la honte. Penser qu’on est le seul à expérimenter ça, penser que pour les autres c’est plus facile, qu’ils sont meilleurs à ce jeu qu’on appelle la vie. Parce que ce n’est pas le cas. Personne ne maîtrise! Et personne ne vit cette vie mieux que toi. Parler de ce qui nous fait honte, ça nous libère.

Je crois sincèrement qu’un jour nous aurons besoin d’instaurer des règles dans notre relation aux réseaux sociaux, à notre smartphone. Apparemment, les « millenials » (les personnes nées après 1984) sont la génération avec l’estime de soi la plus basse. Pourquoi ? D’après Simon Sinek, parce que ça n’aide pas du tout que nous soyons des personnes très fortes pour mettre des filtres sur les choses, pour montrer à quel point notre vie est MA-GNI-FIQUE, alors qu’en fait on se sent déprimé. Les études nous montrent que, l’utilisation de notre téléphone relâche de la dopamine (le neuro-transmetteur du bonheur) dans notre cerveau et que ça en fait un comportement addictif. C’est pour ça qu’on compte les likes, qu’on revient 5 fois sur son téléphone pour savoir si quelqu’un a réagi à notre statut, qu’on se compare aux autres sur internet. Nous sommes accros à ce shot de dopamine (une molécule qui en plus, est engourdissante, d’où les « prostré comme un zombie sur mon téléphone depuis trente minutes ») et c’est une des raisons pour lesquelles on perd progressivement pied dans ces réseaux sociaux. Pour avoir notre dose d’amour.

Nous avons des règles et des restrictions d’accès sur l’alcool, les drogues, mais rien sur les téléphones. Vous trouvez peut-être que c’est exagéré comme comparaison, et si ça veut dire que vous n’êtes pas accro à votre téléphone, alors félicitations! Mais ce n’est pas mon cas, j’ai senti l’addiction à mon téléphone se mettre en place.

Choisir  VA ton énergie

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Je me suis vue assise sur le canapé, chercher mon téléphone pour faire passer un moment de solitude, de vide, d’ennui. Je me suis vue être déçue parce que ce que j’avais partagé quelque chose et ça n’avait pas reçu l’attention que j’attendais. Je me suis vue hésiter pendant des mois à écrire cet article, en ayant peur d’être jugée, si je disais haut et fort que OUI, j’ai du mal à modérer l’utilisation de mon téléphone. Puis j’en ai parlé avec d’autres amis, et devinez quoi, elles/ils aussi sont inquiètes de l’effet que les réseaux sociaux ont sur leur humeur, leur estime de soi, leur confiance, leur bonheur. Alors pour vous, comme pour moi, voici une série de règles que j’ai mises au point pour m’aider à redonner à mon téléphone la place qui lui correspond. Je ne vais pas les suivre à la lettre (je suis humaine !) mais je vais sacrément compter dessus.

  • Pas de mails ni de réseaux sociaux avant 10h. C’est la seule « règle » sur laquelle je ne transige pas. Je me réveille le matin, je  me prépare un verre d’eau chaude et je l’amène sur mon tapis de yoga. Puis je bouge en étant présente à ma respiration pendant 5 minutes à 1h et pendant mon cycle menstruel, je m’assoies pour méditer. Je prépare mon petit déjeuner (pour un bon équilibre hormonal, le petit déjeuner doit être pris de préférence dans les 90 minutes après le réveil) et une fois que j’ai mangé, respiré, eu une pratique de pleine présence, j’allume le wifi. Pas avant.
  • Je ne publierai pas tous les jours. J’imagine que tout a commencé par des comptes qui nous inspiraient et qui publiaient quelque chose TOUS LES JOURS. Bon, et bien c’est les règles du jeu, on va faire comme ça je m’étais dit. Je dis merde aux règles du jeu. Je suis une femme qui travaille, qui fait les courses, qui fait à manger, qui s’occupe de sa famille, de ses élèves, de ses parents, de son copain et d’elle-même. Il y a des jours où je n’ai rien à dire! Il y a des jours où je n’ai pas le temps parce que je suis trop occupée à faire des ateliers de yoga et aimer des gens et les prendre dans mes bras et manger des cookies à l’infini! Il y a des jours où c’est rafraîchissant de  me déconnecter de mon téléphone et de me reconnecter à ce qui m’entoure. Je vous le promets, tout ce que je partagerai avec vous, sortira toujours de mon cœur.
  • Observer l’envie irrépressible de prendre son téléphone et parfois, ne pas lui succomber. Oh, c’est comme une mini victoire personnelle!
  • Sortir en ville ou chez des amis, et parfois, ne pas prendre mon téléphone avec moi. J’ai essayé ça depuis quelques semaines et j’adore ! Je suis habituée à prendre mon téléphone partout avec moi (comme on le fait tous j’imagine?) et ça a été incroyablement libérateur de me préparer pour aller chez une copine, ou pour balader mon chien, et décider de laisser mon téléphone derrière moi. Rien que cette pensée : je verrai de belles choses et je ne les prendrai pas en photo, je vais juste les admirer. Je ne serai pas interrompue par des vibrations ou des notifications, je pourrai vraiment être là avec elle, apprécier. Ça me pousse là où j’ai besoin de relâcher le contrôle et ça.. ça me fait TELLEMENT du bien.
  • Je ne serai plus à table avec quelqu’un en regardant mon téléphone. J’ai eu un vrai déclic cet été au Sri Lanka, je voyageais avec mon amoureux et parfois souvent à table, en attendant mon assiette, j’étais sur mon téléphone. Un jour, je ne l’ai pas pris et j’ai vu d’autres tables, avec d’autres couples ou amis. C’était dur à regarder, une personne sur son téléphone et l’autre, face à elle, qui attend. En les voyant eux je me suis vue moi. Et maintenant on en a fait une blague avec mon copain (il me dit ou je lui dis : là tout de suite, c’est nous le couple qui fait pitié dans ce restaurant) et on range notre téléphone tout de suite!
  • Pas de téléphone posé sur la table quand on mange.
  • Observe ces trois émotions si elles remontent à la surface quand tu utilises les réseaux sociaux: jalousie, comparaison, envie d’avoir ou de prendre ce que l’autre a. Tu es en train de toucher aux racines de la peur : la peur de ne pas avoir assez, la peur que tes besoins ne soient pas pourvus, que tu sois le dernier de la course, que tu sois rejeté. Le besoin de te sentir aimé. Souviens-toi :nous avons TOUS cette peur. Asteya, la non convoitise, nous rappelle que nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin. Agis à partir d’un sentiment d’abondance dans ta vie et pas de pénurie. A mesure que tu vois défiler des images ou des textes, si tu sens une de ces trois émotions monter en toi, pose ton téléphone et compte tes bénédictions. Tu en as tellement.
  • Je ne prendrai plus mon téléphone pour aller aux toilettes. Chaque petit moment de vide dans ma vie n’a pas besoin d’être rempli de quelque chose!
  • Les idées et la créativité viennent pendant les moments où on s’ennuie, où on laisse notre esprit divaguer. Si tu utilises tes réseaux sociaux pour développer ta carrière, laisse toi des moments de vide pour être, ce qui va activer les bonnes idées dont tu as besoin pour faire exactement ça aussi!
  • La dose fait le poison. Je ne suis pas prête de partir d’instagram ou de facebook, parce que je ne peux pas blâmer un outil pour une mauvaise utilisation qui vient de moi. Ces réseaux sociaux m’ont offert un endroit où créer la plus belle communauté qui soit, vous. Mais parfois, ils m’offrent aussi une petite claque de recadrage, et ils me montrent si j’ai mis la clef de mon bonheur, dans la poche de quelqu’un d’autre.

Les choses de la vie qui valent la peine prennent du temps. Les relations, les projets qui nous épanouissent profondément sont lents, inconfortables, magnifiques, plein de hauts et de bas. Trouve un équilibre entre les outils de satisfaction immédiate (les réseaux sociaux !) et des projets et des rencontres qui se passent loin de ton téléphone. Et pour ces moments où tu n’arrives pas à décrocher, ce mantra est pour toi:

Tu n’as pas besoin de t’inquiéter de ce que font les autres – ta vie est belle.

Tu n’as pas besoin de devenir formidable – tu l’es déjà.

 

 

 

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